Technique de l'encaustique



Histoire de l'encaustique

La peinture à l'encaustique ou peinture à la cire, utilisée depuis l'Antiquité, est une technique de peinture qui utilise des couleurs délayées dans de la cire fondue, c'est-à-dire utilisant la cire d'abeille comme liant. Cette pâte est employée à chaud. On utilise cette technique principalement en peinture sur bois. On en trouve une description dans Pline l'Ancien. Ce terme a ensuite été utilisé au XIXe siècle (1845) pour désigner un mélange de cire et d’essence de térébenthine qu'on utilisera pour entretenir et faire reluire les meubles, les parquets.
Actuellement, la peinture à l’encaustique utilise un procédé plus moderne de saponification de la cire, par exemple à l’essence de térébenthine. On crée ainsi un médium sous forme d’émulsion alcaline très stable, qui permet aussi bien de travailler les glacis et les voiles que d'utiliser son pouvoir couvrant. Les possibilités de variations techniques, sa compatibilité avec les médiums modernes, font de la peinture à la cire l'une des plus souples et des plus durables de l'histoire de l'art. (source Wikipédia)
 
L'Européenne, un des portraits du Fayoum.

Environ 750 portraits funéraires des premiers siècles de notre ère ont été préservés par les sables secs de l’Egypte et surtout dans la région du Fayoum d’où leur surnom. Ces portraits d’hommes et de femmes de l’Egypte gréco-romaine étaient accrochés aux momies embaumées. Ils sont d’autant plus exceptionnels qu’ils apportent le seul témoignage sur les techniques picturales antiques, tout le reste de la peinture non murale de la Grèce ou de Rome ayant pratiquement disparu. Il s’agit d’une peinture à l’encaustique sur bois ou parfois effectué directement à la détrempe sur le linceul. Ces portraits présentent des traits stylistiques étonnants qui en font à la fois des ancêtres des icônes et les premières étapes d’un style de portrait naturaliste qui réapparaîtra à plusieurs reprises dans l’histoire de l’art. Certains sont d’un brillant réalisme, d’autres plus simples, schématiques, presque  » cubistes « . D’autres encore sont traités dans un style naïf, plus populaire.Toutes les techniques qui, plus tard, à la Renaissance, seront trouvées (ou retrouvées) pour rendre le portrait vivant sont déjà là : ombrages, modelés, reflets des yeux ou des lèvres, expressions du caractère ou des émotions. Le portrait surnommé l’Européenne est l’un des plus beaux. Il vient d’être étudié au Laboratoire de recherche des musées de France puis nettoyé au Service de restauration des musées de France aux petites écuries à Versailles avant d’être mis en place dans les nouvelles salles consacrées à l’Égypte romaine au musée du Louvre. C’était l’occasion de se plonger, selon les méthodes habituelles de la série Palettes, dans les énigmes soulevées par ce modeste mais splendide tableau de bois : qui était l’Européenne ? Pourquoi ce portrait ? Comment est-il peint ? Avec quelles couleurs ? Que découvre-t-on sous les couches de pigment ? Que signifie ce voile d’or qui couvre une partie de la surface ? A quoi pouvait donc bien servir un tel  » portrait de momie  » ? (extrait ARTE France)

Shawna Moore